Couché sur mon pageot, un pétard à la main,
Tristement allongé tout près du cendrier,
Les yeux dans la lumière, et l’âme mutinée,
Je songe aux cruautés de mon sort inhumain.
L’espoir, qui me remet du jour au lendemain,
Essaie à gagner du temps sur ma peine obstinée,
Et me venant promettre une autre destinée
Me fait monter plus haut que mon pote Julien.
Mais à peine cette herbe est-elle mise en cendre,
Qu’en mon premier état il me convient descendre,
Et passer mes ennuis à redire souvent
Non, je ne trouve point beaucoup de différence
De fumer du yamba à vivre d’espérance,
Car l’un n’est que fumée, et l’autre n’est que vent.
Juan


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